Catégorie : Les salmonidés

En France, une bonne moitié des pêcheurs sont des adeptes passionnés et parfois exclusifs des salmonidés. Cet engouement s’explique en partie par l’importance exceptionnelle de notre réseau hydrographique en eaux de première catégorie, dites à salmonidés dominants. Mais, il y a aussi d’autres facteurs plus subjectifs, qui concernent la pêche en elle-même.

Le cadre

Peut-on rêver de décors plus somptueux et variés pour le théâtre d’une activité en pleine nature ?

  • Petits torrents aux eaux cristallines cascadant dans un décor grandiose.
  • Belles rivières de moyenne montagne ou de piémont, tantôt grondantes au fond de gorge difficilement accessibles, tantôt assagies et coulant sur fond de galets ou de gravier.
  • Paisibles cours d’eau paressant en large méandres dans les riches bocages normands.
  • Ruisseaux anonymes se faufilant furtivement au creux d’un vallon entre deux rives envahies d’une abondante végétation.
  • Majestueuses nappes d’eau profondes de type alpin ou petits lacs d’altitudes, aux eaux turquoise ou émeraude dans leurs écrins de rochers et de cimes enneigées…

Ainsi, plus que tous les autres, les pêcheurs de salmonidés font parti des défenseurs acharnés de la nature en général et de leur “territoires” en particulier.

Les poissons

Ce deuxième point est sans doute le plus important. En effet, de la truite au saumon, en passant par les ombles, les corégones et les ombres, tous les salmonidés sont des représentants superbes et racés de notre faune pisciaire. Certains pêcheur n’hésitent d’ailleurs pas à les qualifier de poissons “nobles”. En effet, leurs formes hydrodynamiques parfaites, leurs robes variées et souvent joliment colorées, leur défense au bout de la ligne en font des poissons très séduisants. Sans oublier la grande qualité de leur chair qui n’est plus à vanter. La grande gastronomie traditionnelle en a toujours administré la preuve en leur réservant une place de choix.

Ainsi, on comprend mieux pourquoi les “vrais pêcheurs” de salmonidés n’affichent que du mépris pour les poissons d’élevage. Des pauvres poissons aux nageoires rognées et à la méfiance quasi inexistante. A contrario, ils protègent et respectent profondément les salmonidés sauvages. Il n’hésitent pas à remettre la plupart de leurs prises à l’eau, et ne garderont que quelques poissons qu’ils dégusteront.

Les techniques de pêche

Ce sont des techniques sportives qui demandent de nombreuses qualités :

  • des qualités physiques. Par exemple, certains lacs de montagne réclament parfois des heures de marche difficiles.
  • De l’adresse, lorsqu’il faut lancer un leurre dans un mouchoir de poche à 15 mètres sous une voûte de branchages.
  • De la finesse, de la discrétion, de l’équilibre (lorsqu’il faut se déplacer dans une rivière puissante, avec de l’eau jusqu’à la ceinture, sur un lit de galets glissants comme des savonnettes).
  • Beaucoup de patience
  • Une grande maîtrise de soi…

Ces techniques sont également valorisantes pour le pêcheur, tant par la maîtrise gestuelle de la technique ou de l’animation, que dans la compréhension des phénomènes naturels et la connaissance des poissons et de leurs tenues au fil des saisons. Aussi, de nombreux pêcheurs de salmonidés deviennent des fervents inconditionnels de certains modes de pêche. Par exemple la pêche à la mouche, au vairon mort, ultra-léger… Et bien sûr, ils attachent aussi une grande importance à la qualité voire même à la beauté de leur matériel.

Tout cela évoqué, on peut ainsi mieux comprendre d’où vient la séduction de cette pêche des salmonidés et de quoi est faite la passion de ceux qui la pratiquent.

Le cristivomer

Malgré la dénomination de truite qui lui a été donnée un peu partout dans le monde, le cristivomer est un omble dont les grands lacs canadiens et du nord des Etats-Unis constituent l’aire d’origine. En France, les premières tentatives d’acclimatation de ce poisson les petits lacs d’altitude des Alpes et des Pyrénées datent de 1956.…

Par Apprendre à pêcher 12/03/2020 0

Les corégones

Les corégones font parti de ces poissons qui sont assez peu connus. Ce sont principalement les habitués des grands lacs alpins ou jurassiens qui les pêchent. Ils s’adaptent toutefois assez facilement à des milieux nouveaux, pourvu que l’eau y soit suffisamment froide en profondeur et de bonne qualité et sont sans doute promis à un…

Par Apprendre à pêcher 11/03/2020 0