Le rotengle

Physiquement très proche du gardon, le rotengle est aussi connu sous le nom de gardon rouge. Mais en dehors de leur morphologie commune, ils ont des habitudes alimentaires biens différentes. Et celles du rotengle justifient le recours à des techniques de pêche spécifiques (notamment en été), qui sont d’ailleurs fort amusantes. Poisson fort apprécié des pêcheurs de carnassier qui l’utilisent comme vif, ceux-ci gardent bien souvent jalousement secret leur poste riche en rotengle.

Noms scientifique du rotengle :
Scardinius erythrophtalmus ; famille des cyprinidés.
Noms communs ou régionaux :
carouge, gardon rouge, queue rouge, roche, rousse, suce-roseaux…

Caractéristiques physiques

  • Morphologie : le corps est aplati latéralement, et recouvert d’écailles argentées ou dorées selon les biotopes où il vit.
  • Bouche : elle est orientée vers le haut et non protractile, ce qui induit que le rotengle recherche sa nourriture dans les couches supérieures.
  • Nageoires : celles-ci sont joliment teintées d’un rouge vif.
  • Taille : le rotengle a une taille qui varie de 10 à 20 centimètres, et certains sujets peuvent dépasser le kilogramme.

Habitat et niche écologique

Ce joli poisson fréquente surtout les eaux calmes : canaux, lacs, étangs, et même les petits trous d’eau où l’eau n’est pas croupissante. De plus, il a une préférence pour les eaux ayant une végétation aquatique bien dense, il aime se réfugier dans les couloirs étroits que forme celle-ci.

Reproduction du rotengle

Celle-ci a lieu entre mai et juin. Pendant cette période, les femelles vont pondre plus de 100 000 œufs qui vont adhérer aux plantes aquatiques.

Comportement et nourriture

Le rotengle est un poisson grégaire. En effet, celui-ci vit en troupes parfois très nombreuses. Par contre en hiver, il reste près du fond et ralenti son activité. Mais dès le printemps, il remonte entre deux eaux, et vient franchement en surface lors des journées chaudes de l’été. Il se nourrit d’insectes terrestres ou aquatiques, de larves, de débris végétaux…

Rotengle sous l'eau
Rotengle observé sous l’eau

Modes de pêche

L’hiver, la pêche du rotengle se différencie peu de celle du gardon, mais ses chances de capture sont plutôt faibles. Par contre, à la belle saison, la pêche à vue peut être très amusante ! Pour la pêche au coup, il faut savoir que le rotengle semble très souvent mieux répondre à une amorce jaune. Elle sera principalement à base de farine de maïs.

Pêche à l’insecte, à la surprise ou à la volante

  • Matériel : une canne à anneaux de 4 à 5 mètres, assez souple, et équipée d’un petit moulinet simple avec quelques dizaines de mètres de fil de pêche de 14 ou 16/100 fluorescent.
  • Montage : un petit buldo de 2,5 grammes suivi du bas de ligne avec un hameçon numéro 16 ou 18 fera l’affaire.
  • Esches : mouches, petites sauterelles, fourmis volantes, petits grillons, chenilles…
  • Action de pêche : on pratique la pêche à la surprise généralement le long des rives, sous la canne, un peu comme pour le chevesne. Mais à la volante, le buldo permet d’envoyer l’insecte vers le large, près des rotengles repérés en surface (souvent grâce à des lunettes polarisantes). De plus, dans ce cas, le buldo sert d’indicateur de touche.

Pêche à la mouche artificielle

On prendra le même matériel que pour la pêche à la truite, mais avec une pointe de bas de ligne ne dépassant pas les 12/100. Choisir des artificielles de petites tailles que l’on montera sur des hameçons numéro 16 ou 18. Privilégier les couleurs noires ou rousse.

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