La vandoise

La vandoise est très amusante à pêcher, en particulier au chènevis. Poisson d’eau courante, très méfiante, elle est connue pour sa vivacité et ses réactions aussi rapides que l’éclair, qui lui ont valu le surnom de dard ! Sa touche est donc ultra-rapide et réussir à ferrer trois poissons sur cinq constitue un résultat remarquable. Les pêcheurs de carnassiers la recherchent, car ils la tiennent pour un des meilleurs vifs du fait de son inlassable activité au bout de la ligne et des jolis reflets argentés qu’elle produit grâce à ses flancs. Cependant, il s’agit d’une espèce protégée, et même si cela fait débat, son utilisation en tant que vif est normalement interdite.

Nom scientifique de la vandoise :
Leuciscus leuciscus ; famille des cyprinidés.
Noms communs ou régionaux :
assiège, aubour, coursille, dard, gandoise, siège…

la vandoise
Leuciscus leuciscus

Caractéristiques physiques

La vandoise ressemble au chevesne avec lequel on peut la confondre parfois. Mais elle a un aspect plus élancé et plus fuselé avec son museau pointu. Pour distinguer à coup sûr ces deux poissons, il suffit de regarder la nageoire anale. En effet, chez la vandoise, celle-ci est concave tandis que chez le chevesne, elle sera arrondie.

  • Bouche : plus petite que celle du chevesne, elle s’ouvre sur le dessous.
  • Couleurs : le dos est gris-vert, les flancs sont argentés et le ventre est blanc.
  • Taille : elle mesure généralement de 15 à 20 centimètres, pour un poids de 100 à 150 grammes. Elle peut parfois atteindre un poids exceptionnel de 500 grammes.

Il existe une variété méridionale de la vandoise, en particulier dans le sud-ouest de la France, dénommée aubour, ou siège. Elle se différencie par un museau pointu et des nageoires bien plus rougeâtres.

Habitat et niche écologique

La vandoise est un poisson d’eau vive. Elle colonise donc le cours moyen des rivières à truites et les secteurs à courant soutenu des rivières plus lentes. Lors de la belle saison, elle va plutôt occuper l’aval immédiat des radiers, surtout le long des rives protégées par une végétation surplombante. Mais dès que l’eau se refroidit, elle regagne les fosses plus profondes.

Reproduction de la vandoise

La reproduction de la vandoise a lieu en avril et mai, sur les fonds de rivière en sable graveleux.

Comportement et nourriture

Comme tous les cyprinidés, la vandoise a un comportement grégaire, elle vit en bancs plus ou moins nombreux selon leur taille. Actives une bonne partie de l’année, elles recherchent leur nourriture à toutes les hauteurs : sur le fond (vers, larves, insectes aquatiques, mousses…), entre deux eaux (plancton, micro-organismes, débris végétaux…) ou près de la surface de l’eau (insectes terrestres, graines tombées à l’eau, éphémères…).

Modes de pêche

Pêche à la graine de chènevis

Cette pêche d’été n’est pas très différente de celle du gardon, mais elle se pratique dans les courants plus soutenus et moins réguliers. Ce qui impose d’ailleurs l’emploi de flotteurs trapus et bien stables.
Comme pour le gardon, l’amorçage permanent (une pincée à chaque coulée) reste indispensable. En revanche, il faut souvent pratiquer cette pêche entre deux eaux pour attraper les vandoises.

Pêche à la longue coulée

Cette pêche plutôt classique est valable tout au long de l’année. l’amorçage doit se faire en tête de coulée avec des boulettes bien serrées et contenant les esches utilisées sur l’hameçon (vers de terreau ou asticot en général). On pêchera en laissant dériver la ligne sur 10 ou 15 mètres en aval, en utilisant une canne à anneaux avec un petit moulinet à tambour fixe.

Pêche à la surprise

Cette pêche sera en tout point identique à celle du chevesne (pêche à l’insecte en surface). Mais ici, on prendra de petites esches : mouches de maison, culs de sauterelles, fourmis ailées…

Pêche à la mouche artificielle

La vandoise monte très bien pendant l’été sur des mouches artificielles de taille moyenne (hameçon numéros 14 ou 16). On attaquera en sèche lorsque les poissons sont gobeurs, ou sinon on pêchera en noyée. Toutefois, cette dernière technique réclame de l’espace. En petite rivière où il faut pêcher plutôt court et où les vandoises s’enfuient à la moindre alerte, la pêche à la nymphe de surface est mieux adaptée. On utilisera les mêmes matériels et techniques que pour la truite.

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